« Au petit bonheur la chance » de A. Valognes

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  • Année de sortie : 2018
  • Thèmes : Famille – Amour – Enfance – Années 60 – Grand mère
  • Edition : Mazarine
  • 334 pages en grand format
  • Prix : 17,90€ (grand format)
  • Apprécié pour ses personnages, son addictivité et son scénario

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Mon avis :

Il m’est difficile d’écrire une chronique lorsque j’ai un coup de cœur. Je ne sais jamais par où commencer, trop de points se bousculent dans ma tête et pourtant j’ai envie d’exprimer chaque chose qui m’a plu.

Je vais attaquer en vous disant simplement que « Au petit bonheur la chance » est un incroyable bouquet émotionnel. En effet, à de nombreuses reprises j’ai été émue, triste mais parallèlement l’innocence de Jean m’a beaucoup fait rire. Le décalage entre la manière de pensée de mémé Lucette et Jean m’a fait énormément sourire. Un certain stress m’a également accompagné tout au long du livre ; j’avais peur du sort réservé à l’enfant, je voulais le protéger comme s’il était de ma famille.

J’ai trouvé ce livre assez original dans le sens où c’était la première fois que je lisais un livre avec un tel choc des générations. Je suis tombée amoureuse du duo Jean, six ans et Mémé Lucette. Chacun apprend à vivre l’un avec l’autre ; cette relation est très forte, j’ai été émue aux larmes plus d’une fois.

« Elle visite les morts aussi souvent que les vivants. Jean préfère les vivants car ils finissent toujours par lui offrir des cerises à l’eau de vie ou un café au lait avec une grosse part de tarte. »

J’ai dévoré ce livre en moins de trois jours pour plusieurs raisons. Tout d’abord, les chapitres sont extrêmement courts (de l’ordre de 2 à 6 pages maximum) ; le style d’Aurélie Valognes est également léger, très simple à lire. De plus, à peine le premier chapitre lu, je souhaitais déjà connaître le destin périlleux de ce jeune enfant. Jean a une réflexion sur la vie très développée pour son âge mais cela est certainement dû à son parcours de vie ; il se pose une myriade de questions, ne comprends pas pourquoi tout est compliqué alors que cela pourrait être simple. Une enfance instable, injuste, parfois sévère… Jean nous fait bien comprendre que, même à six ans,  nous pouvons donner notre avis, que nous pouvons être écouté comme tout le monde et comme on dit souvent…. La vérité sort de la bouche des enfants ! Ce petit bonhomme m’a chamboulé, de ma place de lecteur j’ai envie de le prendre dans mes bras et de le combler plein d’amour.

Un seul regret: au départ Mémé Lucette a une personnalité très forte, elle a du répondant; néanmoins, au fil de ma lecture j’ai trouvé que sa personnalité, ses idées catégoriques voire ses répliques changent, s’atténuent… Sûrement qu’au contact de son petit fils, elle devient de plus en plus douce et conciliante.

« – C’est ça, la fois mémé ? – Non ça, c’est la vie »

Par rapport à « En voiture Simone » que j’avais lu au début de l’été, j’ai trouvé celui-ci plus élaboré en termes de scénario, de suspense, de beauté… Je n’arrivais pas à le lâcher, je voulais suivre les aventures de Jean sans pause. Une fois le bouquin refermé… la tristesse m’a envahi, mise à part le lire à nouveau, je ne peux pas retrouver Jean, connaître la suite de son adolescence, de sa vie entière. Aurélie, peut-on avoir une suite?! Aha.

C’est vraiment rare qu’un livre me procure autant d’émotions et c’est en ça qu’il a été un coup de cœur, mon premier de l’année 2018.

Ma note : 19/20

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